Socialisme et islamisme ont ceci en commun qu'ils prennent parti pour la pauvreté, sous couvert d'une compassion hypocrite et froidement calculée ; moins pour éradiquer cette pauvreté que pour la faire partager, au nom d'une égalité qui sombre chaque jour un peu plus profondément dans l'égalitarisme sous l'effet du nombre et d'un égoïsme atavique dont nul n'a jamais empêché la généralisation et la croissance.
dimanche 25 avril 2010
jeudi 11 mars 2010
Humanité : de la déprime au suicide
L'Homme
paraît se distinguer des autres espèces connues,
essentiellement
par le degré auquel il a su pousser certaines de ses
facultés :
d'une part l'analyse et la réflexion qui,
appliquées à ses propres
conditions d'existence, lui en permettent la
compréhension (?),
d'autre part l'échange de ses savoirs par des moyens de
communication toujours plus sophistiqués. Les experts de
l'évolution
semblent d'accord au moins sur ce dernier point. Quant au reste, les
espèces dites inférieures sont-elles toutes dans
l'impossibilité
de percevoir leur condition et de la comparer à d'autres ?
Aucun de
leurs représentants n'ayant consenti à donner
d'indications
définitives sur ce point, avouons qu'il nous arrive de nous
interroger sur ce qu'en toute discrétion notre chien et
notre chat
peuvent en penser. Il est par contre évident que seuls les
humains
disposent de moyens de communication tels que les leur offre un
langage aussi évolué que le leur,
appuyé par les techniques, les
technologies et les outils dont ils ont su se doter pour stocker et
véhiculer l'information sous de multiples formes.
Donnant ainsi, d’abord à eux-mêmes, l'affligeant spectacle de leur impuissance à juguler leurs pulsions les plus primitives et l'augmentation de leurs maux, les hommes ne peuvent assurément en éprouver – collectivement comme individuellement – qu'un profond sentiment de désespoir. Pour vivre cet état,
Donnant ainsi, d’abord à eux-mêmes, l'affligeant spectacle de leur impuissance à juguler leurs pulsions les plus primitives et l'augmentation de leurs maux, les hommes ne peuvent assurément en éprouver – collectivement comme individuellement – qu'un profond sentiment de désespoir. Pour vivre cet état,
mardi 23 juin 2009
Écologie - Du naturel au Bio
En relisant Fourastié
«Une certaine conception du monde place dans le passé l'âge d'or de l'humanité. Tout aurait été donné gratuitement à l'homme dans le paradis terrestre, et tout serait au contraire pénible et vicié de nos jours. Jean-Jacques Rousseau a donné une couleur populaire et révolutionnaire à cette croyance, qui est restée vive au cœur de l'homme moyen [pour gagner celui du Bobo]: ainsi l'on entend parler de la vertu des produits "naturels" [devenus "bio"] et bien des français [ils ne sont pas les seuls] croient que la vie d'autrefois était plus saine qu'aujourd'hui.
En réalité, tous les progrès actuels de l'histoire et de la préhistoire confirment que la nature naturelle est une dure marâtre pour l'humanité. Le lait "naturel" des vaches "naturelles" donne la tuberculose, et la vie "saine" d'autrefois faisait mourir un enfant sur trois avant son premier anniversaire. Et des deux qui restaient, dans les classes pauvres, un seul dépassait, en France encore et vers 1800, l'âge de 25 ans. (...)
«Une certaine conception du monde place dans le passé l'âge d'or de l'humanité. Tout aurait été donné gratuitement à l'homme dans le paradis terrestre, et tout serait au contraire pénible et vicié de nos jours. Jean-Jacques Rousseau a donné une couleur populaire et révolutionnaire à cette croyance, qui est restée vive au cœur de l'homme moyen [pour gagner celui du Bobo]: ainsi l'on entend parler de la vertu des produits "naturels" [devenus "bio"] et bien des français [ils ne sont pas les seuls] croient que la vie d'autrefois était plus saine qu'aujourd'hui.
En réalité, tous les progrès actuels de l'histoire et de la préhistoire confirment que la nature naturelle est une dure marâtre pour l'humanité. Le lait "naturel" des vaches "naturelles" donne la tuberculose, et la vie "saine" d'autrefois faisait mourir un enfant sur trois avant son premier anniversaire. Et des deux qui restaient, dans les classes pauvres, un seul dépassait, en France encore et vers 1800, l'âge de 25 ans. (...)
mardi 31 mars 2009
De l'usage du tu et du vous
Selon le code français de la politesse, l'usage du vous marque indéniablement, une distance, une considération, que ne confère pas le tu. Pour l’anglais par contre, le vous est d'usage à l'égard de tous les êtres humains. Ceci n’induit-il pas une notion d’égalité fondamentale, dont l’usage différencié du tu et du vous, selon la personne à laquelle ils s’adressent, est la négation ?
Une remarque du même ordre s’applique d’ailleurs à l’usage du prénom. Alors que les Anglo-saxons déclinent spontanément leur prénom pour un emploi immédiat par le premier interlocuteur venu, qui n’hésite pas à agir réciproquement, le Français en est loin. Soit par une sorte de réserve, soit par manque de simplicité, il préfère nommer l’autre, comme lui-même, en faisant précéder son nom du titre de Madame, Mademoiselle ou Monsieur, marquant de la sorte une distance aussi peu égalitaire qu’archaïque dans sa relation avec autrui. Il est vrai que d’autres langues européennes, comme l’espagnol ou l’italien, par exemple, font mieux encore, qui usent de titres plus ronflants et distinctifs les uns que les autres et vont même jusqu'à user de la troisième personne pour s'adresser à autrui.
N'est-il pas étrange que la situation ne soit pas inverse ? Et que justement dans la langue de ceux qui se prétendent les promoteurs – quand leur chauvinisme légendaire ne les conduit pas à se prendre pour ses inventeurs – de l’égalité et de la fraternité, le tutoiement soit pratiqué en signe de familiarité, le vouvoiement étant quant à lui réservé à des rapports plus distants, respectueux, polis, voire obséquieux. Il faut reconnaître à cet égard que nos politiciens de gauche, auxquels ceux de droite ont rapidement emboîté le pas, ont grandement innové dans les années 60 avec l’emploi du prénom et du tutoiement pour communiquer entre eux, ce qui est peut-être l’avancée sociale la plus importante qu’aient pratiquée depuis longtemps les uns et les autres ; renouant en cela avec les efforts des révolutionnaires de 89 ayant vainement tenté d’instituer l’usage du ci-devant et du citoyen, puis de la gauche prolétarienne ayant tenté du camarade.
Quoi qu’il en soit, l’emploi du tu, après ces tentatives d'imprégner les rapports entre les hommes d'une marque se voulant d'égalité et de fraternité n'a-t-il pas atteint des résultats diamétralement opposés ? En d'autres termes, le tu n’implique-t’il pas, en raison de son caractère familier voire condescendant, une sorte de banalisation, de nivellement humiliant, à l'égard de ceux à qui il est réservé, dès lors que l'emploi du vous est permis et même recommandé pour marquer une reconnaissance assortie d’un supplément de respect face à d'autres ? Ceci peut sembler d'autant plus vrai que l'emploi du vous anglais ne s'avère aucunement opposé aux principes d'égalité, de fraternité ou de simple proximité, tout en valorisant les individus les uns par rapport aux autres ; ce faisant, tout un chacun, en toute circonstance, se voit témoigner non plus de la distance, mais de la déférence, ce respect, que marque le vouvoiement. Il en est comme si l'usage du vous rehaussait le statut de chacun, contrairement au tu, qui nivelle par la base.
mercredi 25 mars 2009
Sida, caoutchouc et spiritualité
Malraux a dit quelque chose comme « sans spiritualité, le XXIème siècle ne sera pas » et la polémique au sujet des propos du Pape quant au rapport entre préservatif et sida, porte à penser qu'à cette aune, ce même siècle est en bonne voie d'être le dernier que pourrait vivre l'humanité.
Benoît XVI, s'exprimant sur le sida, semble avoir dit – le conditionnel étant de rigueur
Benoît XVI, s'exprimant sur le sida, semble avoir dit – le conditionnel étant de rigueur
dimanche 22 février 2009
Autoédition et diffusion du livre
L'autoédition est un circuit court qui, par le fait même qu'il encourage l'auteur à se priver du filtre – d'autre diront la caution – d'un éditeur (digne de ce nom) se présente comme une librairie. Or, qu'est-ce qu'une librairie pour le lecteur qui est son client ? C'est l'endroit où ce dernier va choisir des livres qui correspondent à ses goûts, traduits en exigences, qui font que s'il ne trouve pas dans une librairie ce qu'il recherche, il ira dans une autre.
mardi 17 février 2009
Les grandes réformes de l'État
Après que les aveugles soient devenus des malvoyants,
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